Keio Flying Squadron

Rédigé par zikzak - 25 juin 2013

Bienvenue dans la ville d'Edo, capitale du Japon au 17ieme siècle, pour un shoot-them-up complètement barré.


D'aucuns diront que le MegaCD n'a pas de bons jeux et que ce périphérique était une mauvaise idée.
Pourtant au début des années 90 c'est une grande avancée comparé aux support cartouche, 600Mo de stockage de données disponible. 300 fois plus qu'une cartouche.
Evidemment les jeux ne seront pas 300 fois mieux mais la première chose à bénéficier du support est bien naturellement la bande son. Et celle de Keio Flying Squadron est magnifique.
La deuxième chose c'est le support physique lui-même. JVC aura produit un superbe disque pour ce jeu avec une impression toute en couleur.



Venons-en au jeu

Nous avons donc affaire avec un jeu tir à scrolling horizontal dans une uchronie. Rami est le personnage principal et monte le dragon Spot, leur objectif est de récupérer une clef ancestrale dérobée par le Dr Pon, un raton laveur au Q.I. de 1400.
C'est donc à dos de dragon qu'il faudra arriver au bout des 6 niveaux chargés d'ennemis plus délirants les uns que les autres.

Les couleurs sont un peu ternes pour les fonds mais au final cela améliore la lisibilité et vous en aurez bien besoin avec un sprite si gros pour éviter les tirs ennemis.

Et pour cela les options vous permettrons de choisir parmi trois hitbox, option peu commune dans les shoot-them-up.
Seulement trois boutons à gérer, de plus le bouton de tir est de type autofire. Que l'ambiance kawai et les options ne vous fassent pas croire que le jeu sera facile. Si atteindre le niveau 6 en Easy est gérable il en est tout autre dans les deux autres niveaux de difficulté où les ennemis tirent à vu et très rapidement.

Spot (le dragon) possède deux type de tirs (suivant l'option ramassée), un tir concentré et unidirectionnel ou un tir multidirectionnel fragmenté pour couvrir une plus large zone.
Quant à Rami c'est un maximum de 3 armes (là aussi suivant l'option ramassée), des oiseaux à tête chercheuse ou bien  des bombes pour le ménage au sol et enfin des shurikens volant dans la direction opposées.
De plus si on cesse de tirer alors jusqu'à deux Spot Jr. viendront en renfort et pourrnt aussi servir de smartbomb. Il reviendront chaque fois que l'on cessera de tirer. Si en Easy cela est faisable, dans les niveaux de difficulté supérieurs c'est prendre de grands risque que de ne pas tirer.

Le jeu est accompagné d'entracte pour dévoiler l'intrigue de façon délicieusement absurde.
On a alors image en plein écran accompagnée de la voix (en anglais) de Rami annonçant le prochain épisode.

Les boss du jeu sont totalement barrés, comme les japonais sont seuls capables d'imaginer.
Leurs attaques sont inattendues et bien entendu le patron de ces attaques doit être appris pour pouvoir les vaincre.

Le style graphique est superbe et les scrollings parallax très impressionnants, ils sont rares mais font mouche et dès le deuxième boss on en prend plein les mirettes.

Le jeu est court mais le dernier niveau vous donnera du fil a retordre, l'ensemble du level design a une courbe de difficulté très progressive.
Il s'agit d'un très bon jeu sur MegaCD, si vous le trouver à prix raisonnable alors n'hésitez pas. Malheureuresement il est assez rare dans sa version PAL et les prix s'en ressentent, pas plus cher qu'un jeu neuf de la génération actuelle même si certains voudraient vous le vendre bien au dessus de 70€.
La version japonaise est bien plus abordable et le style de jeu ne pose pas de problème de traduction.
C'est d'ailleurs étonnant que Sega ait laissé un titre si typiquement japonais arriver sur le marché européen, qui plus est avec des doublage des scènes animées. C'est très certainement la présence de JVC en Europe qui a permis au MegaCD PAL d'obtenir un si bon titre.


Classé dans : MegaCD - Mots clés : 2D, SHMUP, retrogaming

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