Lost in blue

Rédigé par zikzak - 09 novembre 2005

Mon chien pour une île déserte.

La DS n’en fini pas de m’étonner avec ses titres originaux, ça faisait longtemps que l’originalité avait abandonné le monde vidéo-ludique. La portable à deux écrans de Nintendo semble être le laboratoire des savants fous du jeu vidéo.

Après l’étonnant Nintendogs voilà venir le non moins impressionnant Lost in blue au concept aussi simple que le jeu de dressage de cabot virtuel.
Cette fois on se retrouve perdu sur une île déserte après le naufrage d’un navire, le personnage principal trouvera rapidement une naufragée et l’aventure commencera alors.
Au joueur de gérer la survie des deux personnages en explorant l’île pour trouver de la nourriture, de l’aliment le moins farouche comme la palourde à la chasse à l’arc contre des mammifères moins engageants.

Ce qui fait de Lost in blue un jeu très intéressant c’est son réalisme dans ses situations, dès le début on se sent seul et réellement perdu, lorsque l’on découvre le deuxième personnage ça devient plus sympathique mais par la suite on s’aperçoit qu’il faut gérer alors la santé des deux personnages en préparant des repas et en explorant l’île seul ou à deux.
Chacun des deux personnages est le complément de l’autre avec ses capacités propres.

Tout dans Lost in blue s’approche du modèle réel, à nous de construire l’équipement pour survivre (faire du feu, un arc, une canne à pèche, etc.), on avance petit à petit en prenant ses précautions devant l’inconnue qu’est cette gigantesque île déserte et plus on avance plus on gagne en confiance et on cherche alors à mettre à nue cette île et ses secrets et aussi à faire évoluer nos deux héros.

Les possibilités de la DS sont encore une fois mises en avant, frotter l’écran pour fouiller le sable ou déterrer des légumes sont des activités parmi tant d’autres. Souffler sur les braises pour attiser un feu fait parti des premières interactions qui nous feront dire que ce jeu est original et sympathique.

Sympathique, Lost in blue l’est, mais ce serait oublier qu’une île déserte est tout sauf paradisiaque ; je l’ai appris à mes dépends en mangeant tous les champignons que j’avais ramassés et qui m’ont conduit à un gameover au troisième jour de l’aventure.

Lost in blue est typiquement le genre de jeu qu’on n’a pas l’habitude de voir passer les frontières du Japon et c’est une excellente chose de l’avoir en France et intégralement traduit. Si vous cherchez l’originalité et l’aventure sans points d’expériences et monstres démoniaques alors ce jeu vous plaira.

Son seul défaut flagrant est d’être réaliste, et nous savons tous que la réalité est barbante, dans Lost in blue aussi on marche à deux à l’heure et on a besoin de se nourrir et de se reposer, l’action est alors forcément moins enivrante.
Lost in blue est un jeu d’aventure sans objectif si ce n’est survivre à son environnement inconnu, au joueur de créer le scénario qui fera la vie des deux héros en prenant soin d’eux.

Un jeu sans fioritures, une idée et une réalisation au point qui font de Lost in blue une très bonne surprise sur la DS.

Classé dans : DS - Mots clés : 3D, Aventure, stratégie, Survival, RPG

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